Agnostiques ou athées : une approche psychologique des différences

Moïse Karim

Pourquoi de nombreux non-croyants s’identifient-ils comme agnostiques plutôt qu’athées ? Pourquoi beaucoup de personnes qui ne soutiennent pas les croyances et pratiques religieuses ne se considèrent-elles pas comme athées mais s’identifient comme agnostiques ? À première vue, la distinction semble simplement épistémique. Les agnostiques préfèrent ne pas affirmer que Dieu existe ou que Dieu n’existe pas et soutenir qu’ils ne savent pas ou que nous, les humains, ne pouvons pas savoir[1]. Et, dans le sens le plus basique connu, un athée est une personne qui ne croit pas en Dieu[2]. Au-delà de cette différence épistémique, et comme l’indiquent des études récentes, les deux groupes semblent penser que Dieu et la religion n’ont aucune importance dans leur vie[3] et affirmer que la religion ne joue aucun rôle dans la motivation de leurs comportements[4]. On peut, à certains égards, penser que l’agnosticisme et l’athéisme se chevauchent[5] ou que les agnostiques sont simplement des athées n’ayant pas encore fait leur « coming out ». 

Au fond, les agnostiques diffèrent-ils des athées seulement sur une question épistémique (l’existence de Dieu) ou aussi sur des caractéristiques de personnalité plus profondes et d’autres différences individuelles cognitives, existentielles, morales ? L’agnosticisme est-il une transition de la foi vers l’athéisme ?

Nous avons consacré trois années de recherches à ces questions, à travers six études (enquêtes, analyses de données internationales, entretiens) menées dans des pays européens sécularisés (Belgique, Royaume-Uni et plus d’une vingtaine d’autres). Globalement, nos résultats de recherche suggèrent que, comparés aux athées, les agnostiques sont plus neurotiques, indécis, ouverts d’esprit, prosociaux, spirituels, et ont moins de permissivité morale. En fonction de la sécularisation, leur nombre diminue en faveur des athées. Psychologiquement parlant, les agnostiques semblent donc constituer une catégorie à part, non réductible à des athées hésitants ou à des croyants masqués.

Pour les besoins du présent document, après avoir proposé un aperçu de la façon dont la question de la non-croyance peut se poser aujourd’hui, je présenterai les résultats de la toute première étude, qui a été conduite en Belgique, avant de terminer par quelques réflexions et questionnements suscités par l’ensemble de mes recherches. 

Un monde pas que de croyants

À travers le monde, environ 500 à 750 millions de personnes ne croient pas en Dieu[6]. En général, ils semblent être jeunes, masculins, éduqués et plus susceptibles de vivre en Europe du Nord, au Japon et dans des pays communistes ou anciennement communistes[7]. Keysar et Navarro-Rivera[8] ont estimé le nombre de non-croyants dans le monde entre 450 et 500 millions, soit un peu plus de 7 % de la population mondiale. Ces différences de chiffres ne sont pas dues à un déclin du nombre de non-croyants au fil des décennies. Elles résultent plutôt de la capacité à dépasser ou non les références à la croyance en Dieu dans l’identification des non-croyants, mais aussi de la variété des mesures de la non-croyance, et de l’inclusion ou non des personnes sans affiliation religieuse ou des croyants dits non pratiquants dans le comptage, par exemple[9]

Dans les études sociologiques et psychologiques, les athées et les agnostiques restent les deux principaux groupes de non-croyants. La prévalence mondiale des athées s’élèverait à plus d’un demi-milliard ou peut-être plus. À eux seuls, les athées et les agnostiques représentent 4 % et 5 % de la population aux États-Unis[10], mais entre 10 % et 17 % de la population en Europe, voire plus de 40 % dans certains pays[11]. En Europe occidentale, la proportion de la population sans affiliation religieuse varie de 48 % aux Pays-Bas à 15 % en Irlande, en Italie et au Portugal[12]. En Belgique, selon la même enquête, 19 % de la population est athée et 5 % est constituée d’agnostiques. Au Royaume-Uni, la proportion est de 8 % d’athées contre 2 % d’agnostiques. 

L’on pourrait reprocher aux sociologues et psychologues qui établissent ces chiffres et étudient ces questions de s’appuyer généralement sur des auto-évaluations pour déterminer l’athéisme et les diverses formes d’incrédulité, ainsi que la pratique religieuse. L’incrédulité dite religieuse est souvent mesurée comme une forme d’étiquette auto-attribuée (athée, agnostique, non-croyant, religieux, etc.), ainsi que sur la base d’échelles de Likert qui mesurent le degré de croyance ou d’engagement religieux. Les mesures implicites et indirectes de l’incrédulité en sont encore à leurs balbutiements et pourraient innover en offrant de nouvelles façons d’examiner cette question avec toutes les subtilités factuelles et contextuelles qu’elle implique. Par exemple, il est bien connu que dans les sociétés profondément religieuses, comme l’Iran, le Brésil et les États-Unis, il existe une profonde méfiance à l’égard des athées, ce qui signifie que les chiffres rapportés sous-estiment probablement la prévalence des non-croyants. À l’inverse, dans les sociétés où l’athéisme est imposé par le gouvernement, comme la Chine et Cuba, il existe le problème inverse : les chiffres surestiment probablement la prévalence de l’athéisme parce que les normes culturelles ou la peur de la persécution poussent peut-être les gens à masquer leur religiosité.

Même si l’incrédulité religieuse n’a pas toujours reçu l’attention scientifique adéquate, elle ne cesse de poser un casse-tête intéressant aux explications évolutives qui considèrent les croyances et les comportements religieux comme des composantes inhérentes de la nature humaine. L’augmentation du nombre de non-croyants dans le monde a ceci d’intéressant qu’elle se révèle comme un véritable test pour évaluer le pouvoir explicatif des récits évolutifs de la religion. Récits selon lesquels l’homme serait profondément et intimement religieux. Mais alors, si les esprits humains sont ordonnés à la religion en raison d’inclinations perceptuelles, cognitives et motivationnelles innées, comment expliquer l’existence et la prévalence d’une incrédulité généralisée ? L’émergence de l’idée qu’il n’y a pas de Dieu, associée à la perception que nous ne savons rien de Dieu, ou que nous devrions être indifférents à Dieu deviennent des tendances majeures du paysage religieux occidental[13]. Ces faits commencent à susciter l’intérêt de nombreux chercheurs, qui se penchent particulièrement sur les non-croyants et la manière dont ils expriment leurs convictions ou positions sur le religieux. 

Quelques résultats de recherches précédentes 

Des études récentes qui ont tenté d’identifier les différences individuelles entre divers types de non-croyants, y compris les athées et les agnostiques, se sont principalement concentrées sur des variables idéologiques et cognitives[14]. Ces études, toutes menées dans des pays sécularisés d’Europe occidentale, ont montré que, par rapport aux athées, les agnostiques sont plus incertains, ambivalents et ouverts à divers types de croyances (religieuses, spirituelles, paranormales) et dépendent moins fortement de la science et de la pensée analytique[15]. On savait très peu de choses sur les éventuelles différences de personnalité entre les agnostiques et les athées. Existe-t-il des tendances de personnalité plus profondes qui poussent de nombreux non-croyants à ne pas s’identifier comme athées, mais « seulement » comme agnostiques ?

Aperçus d’une recherche parmi des agnostiques et athées de Belgique 

Les participants de la première étude conduite sur cette question étaient des jeunes adultes et des adultes qui ont répondu à une enquête publiée en 2020, via des annonces dans divers réseaux sociaux belges comprenant des étudiants, des groupes de non-croyants, et notamment le groupe Facebook « Association Belge des Athées ». L’étude était annoncée comme une enquête sur les « attitudes, les croyances et la personnalité. » Parmi les 600 participants qui ont répondu à l’enquête, nous avons retenu 551 participants qui se sont identifiés comme chrétiens (178 ; 92% de catholiques et les autres étant des protestants ou d’autres chrétiens), agnostiques (125) ou athées (248). Lors de la collecte des données, le nombre de participants a été déterminé comme devant être d’au moins 120 par groupe de conviction, sur la base d’études antérieures sur les différences entre ces trois groupes de conviction[16]. Les 49 participants non inclus dans les analyses étaient bouddhistes, musulmans ou ont déclaré « autre ». Les participants étaient des résidents belges, la majorité ayant la nationalité belge (75 %) et les autres participants étant majoritairement français (20 %). Ils avaient entre 18 et 94 ans, avec un âge moyen de 36,76 ans. La proportion de femmes était de 69,5 % (78 %, 72 % et 63 %, respectivement pour les chrétiens, les agnostiques et les athées). 

Nous avons proposé plusieurs mesures psychologiques aux participants. Par souci de concision, je présente seulement les quatre mesures nécessaires au cadre de notre propos, à savoir : le neuroticisme, l’orientation prosociale, l’ouverture d’esprit (par opposition au dogmatisme), la religiosité/spiritualité. Le neuroticisme mesure la stabilité émotionnelle d’une personne. Il se réfère à la propension d’une personne à ressentir des émotions négatives telles que l’anxiété, la tristesse, la colère et la culpabilité. Les individus qui obtiennent des scores élevés en neuroticisme peuvent être plus susceptibles de réagir de manière intense aux événements stressants, et ils peuvent avoir tendance à ressentir plus fréquemment des émotions négatives. La prosocialité est un concept important pour comprendre comment les individus interagissent et contribuent au bien-être collectif, soulignant l’importance de la coopération et de l’empathie dans les relations humaines. La recherche montre une relation positive linéaire entre la religiosité et les traits prosociaux, les valeurs, les émotions et, dans une certaine mesure, le comportement, les croyants religieux étant un peu plus orientés vers le prosocial que les non-croyants[17]. D’autres indices indirects de prosocialité ont montré que les athées, comparés aux agnostiques, font preuve d’attitudes négatives et de préjugés plus forts à l’égard de divers groupes religieux[18] et sont plus opposés à l’expression de la religion dans la sphère publique[19]. Nous avons aussi mesuré trois indicateurs de la fermeture/ouverture d’esprit, à savoir le besoin dit de clôture (besoin de connaissances définitives sur diverses questions), le dogmatisme (certitude excessive et immuable de ses propres croyances) et la curiosité exploratoire joyeuse (expérience agréable de trouver le monde intrigant). Enfin, la religiosité/spiritualité a été mesurée à l’aide d’un indice composé de trois items mesurant l’importance de Dieu et de la religion dans la vie personnelle, ainsi que la fréquence de la prière, et enfin l’importance de la spiritualité. De plus, pour les participants qui s’identifiaient comme agnostiques ou athées, immédiatement après avoir fait ce choix, une question était posée : « Dans quelle mesure vous définissez-vous comme agnostique [athée] ? » Cette question mesurait la force de l’identité agnostique ou athée à travers une échelle de Likert en 5 points, allant de 1 (Superficiellement) à 5 (Profondément). À travers ces mesures que nous avons essayé de résumer ici, nous étions intéressés par savoir où se situeraient les agnostiques par rapport aux athées, mais aussi aux croyants.

Synthèse des résultats

Sur cet échantillon de recherche, nous avons constaté tout d’abord que les agnostiques se distinguaient des deux autres groupes de conviction (croyants et athées) en montrant moins de fermeture d’esprit en général, de dogmatisme et de besoin de clôture en particulier, mais aussi plus de neuroticisme. Deuxièmement, les agnostiques se situent à mi-chemin entre les croyants religieux (extrémité supérieure) et les athées (extrémité inférieure) en ce qui concerne les inclinaisons spirituelles actuelles, l’éducation religieuse passée et les tendances prosociales. En somme, les agnostiques ressemblaient aux athées en matière de raisonnement et de curiosité, mais avaient tendance à être plus prosociaux et spirituels, moins dogmatiques et plus neurotiques. Enfin, c’est la force de l’auto-identification athée, mais pas celle de l’auto-identification agnostique, qui était positivement liée à la pensée analytique et à la stabilité émotionnelle, mais aussi au dogmatisme. 

Les résultats ci-dessus montrent que du point de vue de la personnalité, le fait d’être agnostique reflète une catégorie psychologique distincte, non réductible, par exemple, au fait d’être un athée refoulé. Les non-croyants qui préfèrent s’identifier comme agnostiques et non comme athées peuvent être (1) plus anxieux et hésitants quant à la meilleure réponse à donner aux questions existentielles fondamentales, (2) plus intéressés et respectueux des personnes de bords opposés et de leurs (non-)croyances et valeurs, (3) moins certains et plus flexibles quant à leurs propres croyances et visions du monde, et/ou (4) plus socialisés religieusement et valorisant aujourd’hui davantage la spiritualité (non religieuse). Ce dernier point permet peut-être aux agnostiques de « ne pas jeter le bébé [la spiritualité] avec l’eau du bain [la religion] ». Enfin, les grands penseurs analytiques peuvent s’avérer s’identifier fortement comme athées, mais pas nécessairement comme agnostiques[20]

Éléments de discussion

Au regard de ces résultats (et d’autres études que nous avons menées), il se peut que certains agnostiques soient caractérisés par la plupart, sinon la totalité, des différences individuelles mentionnées ci-dessus : ils peuvent donc avoir un « profil » spécifique. Il se peut également qu’il existe différentes formes psychologiques ou motivations pour être ou devenir agnostique. Sur la base des présents résultats, il pourrait s’agir au moins d’un agnosticisme neurotique, d’un agnosticisme socialement chaleureux, d’un agnosticisme intellectuel exploratoire, d’un agnosticisme spirituel ou d’un agnosticisme de résidu religieux[21]

Par ailleurs, il est possible que l’auto-identification en tant qu’agnostique soit liée à l’identité sociale, en particulier en réponse aux stéréotypes spécifiques d’une société sur les agnostiques et les athées. Plusieurs études, principalement menées aux États-Unis, ont montré que les gens ont différents stéréotypes sur les athées et les agnostiques. Les agnostiques sont perçus comme plus indécis, loyaux, moraux, patriotiques, sûrs, tolérants et dignes de confiance que les athées. Dans certaines sociétés, les athées peuvent être perçus plus négativement que dans d’autres. Par exemple, il est bien connu que dans des sociétés religieuses, une antipathie profondément enracinée envers les athées peut empêcher les athées de s’identifier ouvertement comme tels dans les enquêtes. Par conséquent, il peut y avoir une désirabilité sociale de ne pas s’auto-identifier comme athée. Ainsi, les gens peuvent être plus susceptibles de s’auto-identifier comme agnostiques. De plus, si l’agnosticisme est perçu comme une attitude plus ouverte par rapport à l’athéisme, et que cette ouverture est socialement valorisée, il peut également y avoir une certaine désirabilité sociale à s’auto-identifier en tant qu’agnostique plutôt qu’en tant qu’athée.

Mais inversement, dans certains contextes de forte sécularisation, il peut être plus socialement souhaitable de s’identifier comme non-croyant « convaincu ». Par conséquent, il peut y avoir plus d’agnostiques réels que nous ne le pensons, et donc moins d’athées véritables. Par exemple, dans des pays où l’athéisme est vraiment ou presque imposé par le gouvernement, la propension des gens à se définir ouvertement comme croyants est également susceptible d’être réduite. Peut-être que, dans ces contextes, les gens s’identifient comme athées, principalement en raison de la désirabilité sociale. 

Enfin, suivant des résultats d’une étude sous-presse, les agnostiques se sont montrés plus indécis que les autres (athées ou croyants) pas seulement sur des questions existentielles (existence de Dieu, sens de la vie) mais également sur des sujets basiques de la vie de tous les jours (choix durant le shopping ou d’une fréquence radio dans la voiture). Qu’est-ce qui pourrait expliquer que comparés aux athées ou aux croyants, les agnostiques soient globalement plus indécis ?

L’indécision parmi les agnostiques pourrait refléter quelque chose de beaucoup plus profond qu’une simple gêne à décider de soutenir ou non des croyances religieuses traditionnelles particulières. L’indécision agnostique peut avoir deux dimensions : méthodologique et idéologique. La première dimension de l’indécision (i1) peut être comprise comme le choix motivationnel de quelqu’un qui n’a pas encore pris de décision concernant un problème donné. Cette indécision peut être motivée par le désir de neutralité, une suspension du jugement, la volonté de considérer plusieurs hypothèses, ou une recherche profonde de la vérité. La deuxième dimension de l’indécision (i2) peut être comprise comme le choix de percevoir un problème (p) comme résolument insoluble. Cette indécision n’est pas motivée par la personne elle-même, mais par les caractéristiques spécifiques du problème (p). 

Ces deux dimensions s’alignent sur ce que le philosophe Wagner[22] a appelé : l’agnosticisme en tant qu’indécision acquise. Pour Wagner, une définition de l’agnosticisme devrait pouvoir expliquer la différence entre les sujets qui ferment la délibération en suspendant et ceux qui abandonnent prématurément ou ferment la délibération d’une autre manière que par la suspension. Selon ce philosophe, l’agnosticisme ne devrait être compris que comme l’ensemble des attitudes pertinentes par lesquelles quelqu’un suspend tout jugement ou exploration pour s’engager dans l’indécision. Il se pourrait donc que les agnostiques qui adoptent une attitude d’indécision méthodologique soient plus enclins à avoir une plus grande ouverture d’esprit et une tendance à développer des comportements prosociaux. D’autre part, ceux qui adoptent l’indécision idéologique seraient plus enclins à montrer une forme d’instabilité émotionnelle. Alors que les indécis ouverts (méthodologiques) peuvent recourir à des réponses existantes ou les retravailler pour les adapter à eux-mêmes, les indécis fermés (idéologiques) peuvent souffrir de l’impossibilité définitive de savoir. Mais il se pourrait aussi que le neuroticisme soit le résultat de l’indécision méthodologique. D’autres études pourraient aider à clarifier ces résultats et les questions qu’ils soulèvent.


[1] M. Lindeman, P. Marin, U. Schjoedt & M.van Elk, « Nonreligious identity in Three Western European Countries: A closer look at nonbelievers’ self-identification and attitudes towards religion », in International Journal for the Psychology of Religion, 30 (4), 2020, pp. 288-305.

[2] J. Baggini, Atheism: A Very Short Introduction, New York, Oxford Univsity Press, 2003 ; S.Bullivant in S.Bullivant & M. Ruse (dir.), The Oxford Handbook of Atheism, Oxford, Oxford University Press, 2013 ; J.O.B. O’Brian-Baker & B. Smith, « No one too simple:Examiningissues of religious nonbelief and nonbelonging in the United States », in Journal for the Scientific Study of Religion, 48 (4), 2009, pp. 719-733.

[3] F. Uzarevic, V. Saroglou & M. Colbert, « Are Atheists undogmatic? Personality and individual Differences », 2017, 116, pp. 164-170.

[4] Pew Research Center, « Where Americans find meaning in life », 2018, voir https://www.pewforum.org/2018/11/20/Where-americans-find-meaning-in-life.

[5] W.M. Gervais, « I’m not an atheist…I’ am an agnostic », voir http://willgervais.com/blog/2017/1/24/im-not-an-atheistim-an-agnostic, 2017.

[6] P. Zuckerman, « Atheism: Contemporary Rates and Patterns », in M. Martin, (dir.), The Cambridge Companion to atheism, Cambridge University Press, 2007, pp. 47-66.

[7] B.C. Hayes, « Religious independents within industrialized nations: A socio-demographic profile », in Sociology of Religion, 61 (2), 2000, pp.191-207 ; Y. Lambert, « A turning point in religious evolution in Europe », in Journal of Contemporary Religion, 19 (1), 2004.

[8] A. Kaysar & J. Navarro-Rivera, « A world of atheism: Global demographics » in S. Bullivant & M. Ruse (dir.), The Oxford Handbook of Atheism, Oxford, Oxford University Press, 2017, pp. 553-586.

[9] Norenzayan, A., & Gervais, W. M. (2013). « The origins of religious disbelief », in Trends in Cognitive Sciences, 17(1), pp. 20-25.

[10] Pew Research Centre (2019, October 17). Decline of Christianity continues at a rapid pace,https://www.pewforum.org/2019/10/17/in-u-s-decline-of-christianity-continues-at-rapid-pace/

[11] European Commission (October 2019). Special Eurobarometer 493: Discrimination in the EU, https://ec.europa.eu/commfrontoffice/publicopinion/index.cfm/survey/getsurveydetail/instruments/special/surveyky/2251.

[12] Pew Reseaerch Center, (20 novembre 2018), « Where Americans find meaning in life », https//www.perform.org/2018/11/20/where-Americans-find-meaning-in-life/

[13] T. Pauha, T.A. Renvik, V. Eskelinen, J. Jetten, J. van der Noll, J. R. Kunst… & I. Jasinskaja-Lahti, « The attitudes of deconverted and lifelong atheists towards religious groups: The role of religious and spiritual identity », in The International Journal for the Psychology of Religion, 30(4), 2020, pp. 246-264.

[14] M. Lindeman, P. Marin, U. Schjoedt & M. van Elk, « Nonreligious identity in Three Western European Countries: A closer look at nonbelievers’ self-identification and attitudes towards religion », in International Journal for the Psychology of Religion, 30 (4), 2020, pp. 288-305 ; H.F.Pedersen, M.H. Birkeland, J.S. Jensen, T. Schnell, N.C. Hvidt, T.Sørensen & P. La Cour, 2018. « What brings meaning to life in a highly secular society? A study on sources of meaning among Danes, in Scandinavian Journal of Psychology, 59(6), 2018, pp. 678-690 ; T. Schnell & W.J. Keenan, 2011,. « Meaning making in an atheist world », in Archive for the Psychology of Religion, 33(1), 2011, pp. 55-78 ; T. Schnell, E. de Boer & H. Alma, « Worlds apart? Atheist, agnostic, and humanist worldviews in three European countries », in Psychology of Religion and Spirituality, 15(1), 2023, pp. 83-93.

[15] La pensée analytique repose sur la logique et l’analyse délibérée, tandis que la pensée intuitive repose sur des impressions et des sentiments sans nécessiter une analyse détaillée. Les deux types de pensée peuvent être complémentaires et sont souvent utilisés en tandem, selon la nature des problèmes et la décision à traiter.

[16] F. Uzarevic, V. Saroglou & M. Colbert, « Are Atheists undogmatic? Personality and individual Differences », 2017, 116, pp. 164-170 ; F. Uzarevic, V. Saroglou & A. Muñoz-García, « Are atheists unprejudiced? Forms of nonbelief and prejudice toward antiliberal and mainstream religious groups », in Psychology of Religion and Spirituality, 13(1), 2021, pp. 81-93.

[17] V. Saroglou, « Religion, spirituality, and altruism », in K. I. Pargament, J. Exline, & J. Jones (dir.), APA Handbook of Psychology, Religion, and Spirituality, Vol. 1, 2013 pp. 439-457, American Psychological Association.

[18] F. Uzarevic, V. Saroglou & A. Muñoz-García, « Are atheists unprejudiced? Forms of nonbelief and prejudice toward antiliberal and mainstream religious groups », in Psychology of Religion and Spirituality, 13(1), 2021, pp. 81-93.

[19] J.O.B. O’Brian-Baker & B. Smith, « No one too simple: Examiningissues of religious nonbelief and nonbelonging in the United States », in Journal for the Scientific Study of Religion, 48 (4), 2009, pp.719-733.

[20] Voir article de Moïse Karim et Vassilis Saroglou, « Being agnostic, not atheist: Personality, cognitive and ideological differences », in Psychology of Religion and Spirituality, 15 (1), 2023, pp. 118-127.

[21] Nos résultats ont notamment établi que, proportionnellement, il y a plus de socialisés religieusement parmi les agnostiques que parmi les athées.

[22] V. Wagner, « Agnosticism as settled indecision », in Philosophical studies, 179 (2), 2022, pp. 671-697.